Cette page a été conçue à partir du site ISO L'ISO est un réseau d'instituts nationaux de
normalisation de 148 pays, selon le principe d'un membre par pays, dont le Secrétariat
central, situé à Genève, Suisse, assure la coordination d'ensemble. L'ISO est une organisation non gouvernementale: ses membres ne sont pas, comme dans le système des Nations Unies, des délégations des gouvernements nationaux. L'ISO occupe néanmoins une position privilégiée entre les secteurs public et privé. La raison tient à ce que l'ISO compte dans ses membres de nombreux instituts faisant partie de la structure gouvernementale de leur pays ou mandatés par leur gouvernement et d'autres organismes issus exclusivement du secteur privé, établis par des partenariats d'associations industrielles au niveau national. L'ISO peut donc agir en tant qu'organisation de liaison
permettant d'établir un consensus sur des solutions répondant aux exigences du
monde économique et aux besoins de la société, notamment ceux de parties
prenantes comme les consommateurs et les utilisateurs. Parce que le nom de l'Organisation internationale de
normalisation donnerait lieu à des abréviations différentes selon les langues
("IOS" en anglais et "OIN" en français), il a été décidé
d'emblée d'adopter un mot dérivé du grec isos, signifiant "égal".
La forme abrégée du nom de l'organisation est par conséquent toujours ISO. La normalisation internationale commença dans le domaine électrotechnique avec la création, en 1906, de la Commission électrotechnique internationale (CEI). Les premiers travaux fondamentaux dans d'autres domaines furent entrepris par la Fédération internationale des associations nationales de normalisation (ISA), créée en 1926. Au sein de l'ISA, l'accent portait de façon prépondérante sur l'ingénierie mécanique. Les activités de l'ISA cessèrent en 1942. À la suite d'une réunion tenue à Londres en 1946, les délégués de 25 pays décidèrent de créer une nouvelle organisation internationale "dont l'objet serait de faciliter la coordination et l'unification internationales des normes industrielles". La nouvelle Organisation, ISO, entra officiellement en fonction le 23 février 1947. Reportez-vous à L'histoire
d'une amitié partagée - Souvenirs à propos des cinquante premières années
de l'ISO. Ce que signifie 'normalisation internationale' Quand la grande majorité des produits ou des services,
dans un secteur spécifique des affaires ou de l'industrie, sont conformes à
des normes internationales, on peut dire qu'il existe une normalisation à l'échelle
de l'industrie. Ceci est réalisé par des accords consensuels entre les délégations
nationales représentant tous les partenaires économiques concernés - les
fournisseurs, utilisateurs, responsables gouvernementaux de réglementation et
d'autres groupes d'intérêt, tels que les consommateurs. Ils conviennent de
caractéristiques et de critères à appliquer uniformément dans la
classification des matériaux, dans la fabrication et la livraison des produits,
dans les essais et les analyses, dans la terminologie et dans la fourniture de
services. Ainsi les normes internationales fournissent un cadre de référence,
ou un langage technologique commun, entre les fournisseurs et leurs clients -
qui facilite les échanges et le transfert de technologies. Avantage des normes ISO pour la société Pour les entreprises, l'adoption répandue des Normes internationales signifie que les fournisseurs peuvent baser le développement de leurs produits et services sur des spécifications qui bénéficient d'une large acceptation dans leurs secteurs. Ceci, signifie ensuite que les entreprises qui ont recours aux Normes internationales peuvent de plus en plus librement accéder à des marchés beaucoup plus nombreux dans le monde. Pour les clients, la compatibilité mondiale de la technologie, qui est obtenue avec des produits et les services basés sur des Normes internationales, ouvre un choix d'offres de plus en plus diversifié. Ils en retirent également les avantages des effets de la concurrence entre fournisseurs. Pour les gouvernements, les Normes internationales fournissent les bases technologiques et scientifiques qui sous tendent la législation en matière de santé, de sûreté et d'environnement. Pour les dirigeants économiques négociant l'ouverture de marchés régionaux et mondiaux, les Normes internationales créent une "place de marché" équitable pour tous les concurrents. L'existence des normes nationales ou régionales divergentes peut créer des obstacles techniques au commerce, même en présence d'accords politiques visant à bannir les contingents à l'importation et autres quotas semblables. Les Normes internationales sont les moyens techniques qui permettent la mise en pratique d'accords de politique commerciale. Pour les pays en voie de développement, les Normes internationales qui représentent un consensus international sur l'état de la technique, constituent une source importante de savoir-faire technologique. En définissant les caractéristiques que les produits et services doivent réunir pour accéder aux marchés d'exportation, les Normes internationales sont une base qui permet aux pays en voie de développement d'étayer leurs décisions lorsqu'il s'agit d'investir leurs ressources rares et d'éviter de les dilapider. Pour des consommateurs, la conformité des produits et les services aux Normes internationales fournit une assurance de qualité, de sûreté et de fiabilité. Pour tous, les Normes internationales peuvent contribuer à la qualité de vie en général, en assurant la sécurité des transports, des machines et des outils que nous utilisons. Pour la planète que nous habitons, les
Normes internationales sur la qualité de l'air, de l'eau et du sol, et sur des
émissions de gaz et le rayonnement, font partie des efforts visant la
protection de l'environnement. Les caractéristique de la marque ISO Sur un pied d'égalité Volontaires Axées sur le marché Consensus Plan mondial L'ISO - avec la CEI (Commission électrotechnique internationale) et l'UIT (Union internationale des télécommunications) - a édifié un partenariat avec l'OMC (Organisation mondiale du commerce), l'objectif commun étant de promouvoir un système mondial de libre-échange équitable. Les accords politiques obtenus dans le cadre de l'OMC doivent s'appuyer sur des accords techniques. L'ISO, la CEI et l'UIT, en tant qu'elles sont les trois principales organisations de la normalisation internationale, disposent des domaines d'activité, des cadres, des compétences et des expériences complémentaires leur permettant d'assurer ce soutien technique à la croissance du marché mondial. L'Accord sur les obstacles techniques au commerce (OTC),
comprend le "Code de pratique pour l'élaboration, l'adoption et
l'application des normes". L'Accord OTC reconnaît l'apport important
des Normes internationales et systèmes d'évaluation de la conformité pour
l'amélioration de l'efficacité de la production et la facilitation du commerce
international. Lorsque des Normes internationales existent ou sont sur le point
d'être achevées, les organismes à activités normatives devraient par conséquent
les utiliser ou utiliser leurs éléments pertinents, conformément au Code de
pratique, comme base des normes qu'ils élaborent. Le Code stipule que les
organismes à activités normatives qui ont accepté ses dispositions en
adressent notification au Centre d'information
ISO/CEI. L'ISO publie périodiquement, au nom de l'OMC, un Répertoire des
organismes à activités normatives qui ont notifié leur acceptation du Code
de la normalisation de l'OMC TBT. L'ISO et les pays en développement Les normes de l'ISO constituent un réservoir de technologie. Les pays en voie de développement en particulier, avec leurs ressources rares, ont beaucoup à gagner de cette richesse de connaissance. Pour eux, les normes de l'ISO sont un important moyen d'acquérir le savoir-faire technologique qui, par consensus international, représente l'état de la technique, et d'accroître leur possibilité d'exportation et leur compétitivité sur les marchés mondiaux. En plus de cet avantage général des normes ISO, l'ISO a un programme spécifique pour les pays en voie de développement qui comporte des séminaires de formation, des parrainages ou des bourses ainsi que des publications. L'ISO a également un Comité de politique pour les questions relatives aux pays en voie de développement, le DEVCO, composé d'une centaine d'instituts de normalisation des pays industrialisés et des pays en voie de développement. Comment reconnaître une norme ISO Une norme ISO est un document dont la longueur peut aller
de quelques pages à plusieurs centaines de pages. A l'avenir les normes seront
surtout disponibles sous forme électronique. Les normes portent le logo ISO et
la désignation, "Normes internationale". Dans la plupart des cas,
elles sont publiées en format A4 - qui est une dimension normalisée ISO. Le vaste horizon des normes ISO Depuis 1947, l'ISO a publié plus de 13 700 Normes internationales. Le programme de travail de l'Organisation s'étend des normes relatives à des activités traditionnelles, comme l'agriculture et la construction, à la mécanique et aux développements les plus récents en technologie de l'information, comme le codage numérique des signaux audiovisuels pour applications du multimédia. La normalisation des filetages aide au bon assemblage des chaises, des bicyclettes d'enfant ou des avions et permet de résoudre les problèmes de réparation et d'entretien autrefois causés par le défaut de normalisation et qui représentaient un véritable casse-tête pour les fabricants et les utilisateurs de produits. Les normes qui établissent un consensus international sur la terminologie facilitent le transfert des technologies et représentent une étape importante dans le progrès des technologies nouvelles. Sans dimensions normalisées des conteneurs pour le transport de marchandises, le commerce international serait plus lent et plus coûteux. Sans la normalisation des cartes téléphoniques et bancaires, la vie serait plus compliquée. L'absence de normalisation peut affecter la qualité de la vie elle-même, par exemple celle des handicapés, s'ils n'ont pas accès aux produits de consommation, aux transports publics et aux bâtiments parce que les dimensions des fauteuils roulants et des ouvertures n'ont pas été normalisées. Les symboles normalisés permettent d'avertir des dangers et de communiquer des informations au-delà des frontières linguistiques. Un consensus sur diverses catégories de matériaux donne un cadre de référence commun aux fournisseurs et aux clients dans les transactions commerciales. Un accord sur des variantes d'un produit en nombre suffisant pour satisfaire aux applications les plus courantes est source d'économies d'échelle et de rentabilité pour les producteurs comme pour les clients. La normalisation des formats du papier est un bon exemple. La normalisation des exigences de performance ou de sécurité de différents matériels permet de s'assurer qu'il est répondu aux besoins des utilisateurs, tout en laissant aux fabricants la liberté de concevoir leurs propres solutions. Les clients, qui disposent alors d'un choix de produits qui satisfont tous à des exigences fondamentales, profitent des effets de la concurrence entre fabricants. Grâce à des protocoles normalisés, les ordinateurs de différents fabricants peuvent "se parler". Des documents normalisés permettent d'accélérer le transit des marchandises, ou d'identifier des marchandises fragiles ou dangereuses susceptibles d'être manipulées par des personnes parlant des langues différentes. La normalisation de connexions et d'interfaces de tous types garantit la compatibilité des matériels de diverses origines et l'interopérabilité de différentes technologies. Un accord sur les méthodes d'essai permet de comparer les produits avec pertinence et joue un rôle important dans la lutte contre la pollution d'origine sonore, vibratoire ou gazeuse. Des normes de sécurité relatives aux machines protègent les personnes au travail, sur les terrains de jeux, en mer... et chez le dentiste. Sans les accords internationaux que renferment les normes ISO sur les grandeurs et unités, les achats et le commerce seraient aléatoires, la science ne serait nullement scientifique, et le développement technologique serait entravé. Plus d'un demi-million d'organisations dans plus de 60 pays appliquent les normes de la série ISO 9000, qui donnent un cadre pour le management de la qualité dans tout le processus de production et de livraison de produits et services aux clients. Les normes ISO 14000 relatives aux systèmes de
management environnemental aident les organisations de toutes sortes à améliorer
leur performance environmentale tout en exerçant un impact positif sur les résultats.
La
particularité des normes ISO 9000 et ISO 14000 Les séries ISO 9000 et ISO 14000 comptent parmi les normes de l'ISO qui sont les plus connues et ont rencontré le plus vif succès. L'ISO 9000 est devenue une référence internationale pour les exigences qualités dans les relations interentreprises et l'ISO 14000 devrait réussir aussi bien, sinon mieux, en aidant les entreprises à relever leurs défis en matière d'environnement. Les normes ISO sont, dans leur grande majorité, spécifiques à un produit, matériau ou processus. Toutefois, les normes qui ont donné aux familles ISO 9000 et ISO 14000 leur réputation mondiale sont des "normes génériques de système de management". Le terme "générique" signifie que les mêmes normes peuvent être appliquées à tout organisme, grand ou petit, quel que soit son produit, y compris s'il s'agit d'un service, dans tout secteur d'activité, et que l'organisme soit une entreprise commerciale, une administration publique ou un département gouvernemental. Le terme "système de management" se rapporte à ce que l'organisme fait pour gérer ses processus ou activités. Le terme "générique" signifie aussi que si l'organisme, indépendamment de ce qu'il est ou fait, souhaite établir un système de management de la qualité ou un système de management environnemental, il doit alors y inclure un certain nombre de caractéristiques essentielles qui sont explicitées dans les normes pertinentes des familles ISO 9000 ou ISO 14000. L'ISO
9000 traite du "management de la qualité", ce terme recouvrant
tout ce que l'organisme réalise pour améliorer la satisfaction des clients en
répondant à leurs exigences et aux exigences réglementaires applicables et en
améliorant à cet égard continuellement ses performances. L'ISO
14000 traite au premier chef du "management environnemental",
c'est-à-dire de ce que réalise l'organisme pour réduire au minimum les effets
dommageables de ses activités sur l'environnement et pour améliorer en
permanence sa performance environnementale.
Pourquoi
l'évaluation de la conformité est-elle si importante Au sens strict, l'évaluation
de la conformité est l'opération qui consiste à vérifier que des
produits, matériaux, services, systèmes ou individus sont conformes aux spécifications
d'une norme pertinente. Aujourd'hui, nombre de produits nécessitent des essais
de conformité à des spécifications ou à des règlements de sécurité avant
d'être commercialisés. Même les produits les plus simples peuvent nécessiter
une documentation technique comprenant des données d'essais. Du fait de la
multiplicité des échanges commerciaux internationaux, l'évaluation de la
conformité est un élément désormais important du commerce mondial. L'ISO a
au fil des ans élaboré une grande partie des normes servant pour l'évaluation
de la conformité des produits, ainsi que des méthodes d'essais normalisées
qui permettent de comparer des résultats d'essais indispensables au commerce
international. L'ISO elle-même ne procède pas à des opérations d'évaluation
de la conformité. Toutefois, en partenariat avec la CEI (Commission électrotechnique
internationale), l'ISO élabore des guides et des normes ISO/CEI destinés aux
organisations actives dans le domaine de l'évaluation de la conformité. Les
critères volontaires que renferment ces guides et normes sont le fruit d'un
consensus international sur ce qui constitue les meilleures pratiques. Leur
utilisation favorise la cohérence de l'évaluation de la conformité au plan
mondial et facilite le commerce intenational.
Où
peut-on s'informer sur les normes La liste du portefeuille complet des normes ISO figure
dans le Catalogue
ISO, qui peut être consulté en ligne. Le site permet d'accéder également
au réseau mondial des services de la normalisation (WSSN),
qui est un réseau des serveurs des organismes de normalisation du monde entier
publiquement accessibles sur le Web. Il contient des liens avec les organismes
internationaux, régionaux et nationaux de normalisation, ainsi qu'avec d'autres
organismes internationaux et régionaux qui, en plus de leur activité
principale, élaborent des normes dans leur domaine de spécialité. La participation à l'ISO est ouverte aux instituts nationaux de normalisation ou à des organisations analogues, représentatives de la normalisation dans leur pays (un membre par pays). Les membres à part entière (les comités membres), quelle que soit la taille ou la force économique du pays concerné, ont chacun une voix. L'ISO compte également deux catégories de membres pour les pays ayant des ressources limitées. Bien que n'ayant pas le droit de vote, ces pays ont la possibilité de se tenir informés des faits nouveaux en normalisation. Un membre correspondant est en général une organisation dans un pays qui n'a pas encore entièrement développé son activité nationale en matière de normalisation. Les membres correspondants ne prennent pas une part active aux travaux techniques et d'élaboration de politiques mais ont le droit d'être tenus pleinement informés des travaux qui présentent pour eux un intérêt. La catégorie de membres abonnés permet aux instituts de pays à économie très limitée de rester en contact avec la normalisation internationale. A titre individuel, ni les personnes, ni les entreprises
ne peuvent obtenir la qualité de membre. Elles ont cependant un éventail de
possibilités de participer aux travaux de l'ISO ou de contribuer à l'élaboration
de normes par l'entremise du membre de l'ISO dans leur pays. Des particuliers
peuvent être choisis par les instituts membres pour siéger dans les délégations
nationales participant aux comités techniques de l'ISO, ou peuvent fournir leur
contribution au cours de l'élaboration du consensus national que la délégation
présentera. Les organisations internationles et les associations non
gouvernementales et représentant des secteurs industriels peuvent solliciter le
statut de liaison à un comité technique. Ils ne votent pas, mais peuvent
participer aux discussions et à l'édification du consensus. Comment le système ISO est-il géré Toutes les décisions stratégiques sont soumises aux
membres de l'ISO qui se réunissent en Assemblée générale une fois par an.
Les propositions soumises aux membres sont élaborées par le Conseil de l'ISO,
qui est, à l'instar d'un Conseil d'administration d'entreprise, une émanation
de l'ensemble des membres. Le Conseil se réunit trois fois par an et sa
composition obéit à une rotation garantissant la représentativité de tous
les membres de l'ISO. Les opérations sont gérées par un Secrétaire général
dont la fonction est permanente. Le Secrétaire général fait rapport à un Président,
personnalité éminente dans le domaine de la normalisation ou de l'économie,
élu pour deux ans. Le Secrétaire général est basé au Secrétariat central
de l'ISO à Genève, en Suisse, avec un personnel restreint qui assure aux
membres de l'ISO le soutien administratif et technique, coordonne le programme décentralisé
d'élaboration des normes et procède à leur publication. Les membres nationaux de l'ISO versent des cotisations
qui correspondent au coût de fonctionnement du Secrétariat central de l'ISO.
Ces cotisations sont proportionnelles au Produit national brut et au volume du
commerce du pays concerné. Autre source de recettes: la vente de normes.
Toutefois, le fonctionnement du Secrétariat central ne représente qu'un cinquième
du coût de fonctionnement du système. L'essentiel des coûts est assumé par
les comités membres qui gèrent l'élaboration de projets de normalisation spécifiques
ou par les organisations qui détachent des experts pour participer aux travaux
techniques. De fait, ces organisations subventionnent les travaux techniques en
assumant les frais de voyage des experts et en leur permettant de collaborer aux
travaux de l'ISO. Comment l'ISO décide des normes à élaborer Dans le système de l'ISO, l'initiative de l'élaboration d'une norme émane du secteur qui en a besoin. Ainsi, lorsqu'un secteur industriel ou économique a besoin d'une norme, il le fait savoir à un membre national de l'ISO. Ce dernier soumet la proposition d'étude nouvelle à l'ISO. Si la proposition est acceptée, l'étude est attribuée à un comité technique existant. Les propositions peuvent également porter sur la création de comités techniques, en vue d'aborder de nouveaux domaines d'activité technique. Afin de garantir la plus haute efficacité dans l'utilisation des ressources, l'ISO n'entreprend l'élaboration de nouvelles normes que si elles répondent manifestement à un impératif du marché. Le domaine des comités techniques de l'ISO est nécessairement
spécialisé et précis. L'ISO compte aussi trois Comités chargés de l'élaboration
d'orientations politiques qui opèrent selon une approche plus horizontale. Leur
mission est de fournir des orientations stratégiques pour les activités d'élaboration
des normes sur des aspects multi-sectoriels. Il s'agit du CASCO
(évaluation de la conformité), du COPOLCO
(politique en matière de consommation), et du DEVCO
(questions relatives aux pays en voie de développement). Ces comités veillent
à assurer que les activités techniques spécifiques répondent bien aux intérêts
du marché au sens large et de l'ensemble des partenaires économiques. Les normes ISO sont élaborées par les
comités techniques constitués d'experts appartenant aux secteurs
industriels, techniques et économiques qui ont demandé l'établissement des
normes en question, et qui les appliquent par la suite. A ces experts peuvent
s'associer d'autres spécialistes comme les représentants d'agences
gouvernementales, de laboratoires d'essais, d'associations de consommateurs de
spécialistes de l'environnement, etc. Les experts, choisis par l'institut
national membre de l'ISO pour le pays concerné, participent aux travaux au sein
des délégations nationales. Il est exigé des délégations qu'elles représentent
les intérêts de toutes les parties prenantes et non pas simplement les vues
des organisations pour lesquelles les experts travaillent. Selon les règles de
l'ISO, l'institut membre est tenu de prendre en compte les vues de tout l'éventail
des parties intéressées à la norme en cours d'élaboration et de présenter
au comité technique une position nationale concertée consensuelle. Comment les normes ISO sont élaborées Les délégations nationales d'experts d'un comité technique se réunissent pour se concerter sur un sujet, l'étudier et en débattre jusqu'à l'obtention d'un consensus sur un projet d'accord. Le document est ensuite distribué en tant que Projet de norme internationale (DIS) à l'ensemble des membres de l'ISO pour observations et vote. De nombreux membres ont des procédures d'examen public pour faire connaître les projets de norme et les mettre à disposition des parties intéressées ainsi qu'au grand public. Dans la formulation de leur position sur le projet de norme, les membres de l'ISO tiennent compte de toutes les informations reçues. Si le résultat du vote est favorable, le document, avec d'éventuelles modifications, est distribué aux membres de l'ISO en tant que Projet final de norme internationale (FDIS). Quand le vote est positif à ce stade, le document est ensuite publié comme Norme internationale. En moyenne 11 réunions de l'ISO ont lieu, quelque part
dans le monde, chaque jour ouvrable de l'année. Entre les réunions, les
experts poursuivent les travaux de normalisation par correspondance. Les
contacts s'opèrent de plus en plus par voie électronique et, quelques comités
techniques de l'ISO travaillent déjà exclusivement par ce biais, ce qui accélère
l'élaboration des normes et limite le coût des voyages. Les normes de l'ISO sont élaborées selon des règles
rigoureuses permettant de garantir la transparence et l'équité. Mais l'édification
du consensus parmi les parties intéressées et la procédure d'examen public de
l'accord obtenu peuvent prendre du temps. Pour certains usagers des normes, en
particulier ceux qui opèrent dans des secteurs de technologie en rapide évolution,
il est parfois plus intéressant de s'accorder sur des spécifications
techniques et de les publier rapidement, que de suivre toute la filière, avec
tous les ajustements nécessaires, qui permet d'aboutir à un document ayant le
statut de Norme internationale à part entière. Par conséquent, pour
satisfaire de tels besoins, l'ISO a élaboré de nouveaux référentiels ou
d'autres types de spécifications, notamment les spécifications publiquement
disponibles (PAS), les spécifications techniques (TS), les rapports techniques
(TR) ou les accords internationaux d'atelier (IWA), qui peuvent être publiés
à un stade intermédiaire, avant l'obtention du consensus complet. L'ISO collabore avec son homologue de la normalisation
internationale, la CEI, dont le
domaine d'activité complète le sien. Ensemble, l'ISO et la CEI coopèrent avec
l'UIT (Union internationale des
télécommunications). Comme l'ISO, la CEI est un organisme non gouvernemental,
alors que les membres de l'UIT, agence spécialisée de l'Organisation des
Nations Unies, sont des gouvernements. Les trois organisations collaborent étroitement
dans la normalisation des technologies de l'information et des télécommunications. De nombreux membres de l'ISO sont également membres
d'organisations régionales de normalisation. Cette situation permet à l'ISO de
jeter plus facilement des ponts avec les activités régionales de normalisation
dans le monde. L'ISO a reconnu des organisations régionales de normalisation
représentant l'Afrique, les pays arabes, la région couverte par la Communauté
des États indépendants, l'Europe, l'Amérique latine, la zone Pacifique et les
nations de l'Asie du Sud-Est. Cette reconnaissance se fonde sur l'engagement
pris par les organismes régionaux d'adopter les normes ISO - sans modification,
chaque fois que possible - comme normes nationales de leurs pays membres et de
ne procéder à l'élaboration de normes divergentes que s'il n'existe aucune
norme ISO susceptible d'être adoptée directement. L'ISO est aussi en liaison avec quelque 550
organisations internationales et régionales intéressées à certains
aspects de ses travaux de normalisation. Parmi celles-ci, les quelque 28
organismes internationaux à activités normatives qui n'appartiennent pas au
système ISO/CEI. Chacun de ces organismes est spécialisé dans un secteur donné,
en général sous mandat des Nations Unies, par exemple l'Organisation mondiale
de la santé. L'ISO et la CEI produisent environ 85% de toutes les Normes
internationales, le reste étant le fait de ces autres organisations. A côté des Normes internationales et des nouveaux "référentiels", l'ISO élabore des documents d'orientation, des manuels pour les pays en développement, des compendiums de normes - sous forme papier et sur CD-ROM - des manuels ainsi qu'un large éventail de publications se rapportant à la normalisation. L'ISO publie aussi deux magasines: Le mensuel ISO Focus, qui fait le point sur les activités de l'ISO, et ISO Management Systems - La Revue Internationale des normes ISO 9000 et ISO 14000, publiée six fois par an. |